Endométriose et douleur : comment votre alimentation peut-elle vous soulager ?

Même si on entend toujours “c’est normal d’avoir mal pendant ses règles !”, aujourd'hui nous savons que c’est faux ! Les règles douloureuses peuvent être un symptôme de plusieurs pathologies, dont l’endométriose. Derrière l’endométriose et la douleur chronique associée se cache un véritable incendie inflammatoire ! Et même si l’alimentation ne remplace pas un traitement médical, un régime alimentaire adapté peut vous aider à vivre plus sereinement avec votre pathologie.

L’endométriose c’est quoi ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique dans laquelle des cellules de l’endomètre (paroi intérieure de l’utérus qui s'élimine à chaque cycle) se développent en dehors de la cavité utérine. Ces cellules réagissent donc aux cycles hormonaux provoquant des saignements internes et donc une inflammation. Les conséquences sont nombreuses : douleurs invalidantes, dysménorrhée, infertilité, endobelly, dépression… 

Endométriose et douleur

L’inflammation permet à notre organisme de se défendre contre les agressions et de réparer les lésions. Le processus inflammatoire crée des rougeurs, des gonflements, de la chaleur, et souvent, douleurs. C’est donc une réaction normale, naturelle et indispensable. La problème, c’est quand cette inflammation devient chronique, c'est-à-dire qu’elle ne s’arrête jamais. 

Le rôle de l’alimentation anti-inflammatoire dans l’endométriose

Les objectifs de l’alimentation anti-inflammatoire sont 

  • réduire la production des molécules pro-inflammatoires ;
  • soutenir l’organisme en apportant anti-inflammatoires naturels ;
  • ne pas causer plus d’inflammation supplémentaire.
L’apport en Oméga 3

Oméga 3 sont des molécules anti-inflammatoires malheureusement pas assez présentes dans notre alimentation. On trouve les Oméga 3 dans les poissons gras (saumon, sardine, maquereau…), l’huile de lin, les oléagineux, les graines de chia.

Les Fruits & Légumes

Les antioxydants contenus dans les fruits et légumes servent à piéger les radicaux libres qui agressent notre corps et donc entretiennent l’inflammation. Avec un apport optimal en végétaux, vous allez donc éviter d’augmenter l’inflammation. Dans l’idéal, variez, ainsi vous êtes certains d’avoir de nombreux antioxydants différents !

Réduire l’index glycémique

Les apports en sucres trop importants déclenchent des pics de glycémie et donc une sécrétion d’insuline qui elle-même stimule la production de molécules pro-inflammatoires (les cytokines). Pour réduire ces pics de glycémie je vous conseille : 

  • d’éviter les sucres simples (anciennement appelés “sucres rapides”) c'est-à-dire les sucres raffinés (gâteaux, bonbons, sucreries, viennoiseries…) ;
  • remplacer les céréales raffinées par des céréales semi-complètes ou complètes, plus riches en fibres ;
  • avoir une portion de légumes à tous les repas.
Les anti-inflammatoires naturels

Certaines plantes contiennent des principes actifs très puissants :

  • le curuma : la curcumine qu’il contient est un anti-inflammatoire connu. Il est à consommer associé à un corps gras pour faciliter son absorption ;
  • le gingembre : il va agir sur les douleurs pelviennes et digestives ;
  • l’ail et l’oignon : ils contiennent des composés soufrés qui soutiennent le microbiote.
Le cas des produits laitiers et du gluten

La consommation des produits laitiers, notamment des produits à base de lait de vache, et du gluten (surtout le blé) est un sujet très sensible ! Il est aussi vrai que certaines femmes y sont très sensibles, et d’autres pas du tout.  Pour prendre votre décision concernant ces aliments, je vous conseille donc de les supprimer quelques temps et d’observer les bénéfices que votre quotidien.

Endométriose et douleur : comment votre alimentation peut-elle vous soulager ? - Diététique En Ligne - Caroline Bertossa

Voilà donc quelques astuces qui pourraient vous soulager au quotidien. Vous l’avez peut-être remarqué, mais l’alimentation anti-inflammatoire est en réalité une alimentation équilibrée qui met l’accent sur quelques aliments à privilégier (poissons gras, oléagineux, épices…). L’idée n’est évidemment pas de vous ajouter un stress supplémentaire, mais de savoir ce qui peut ou non déclencher des douleurs ou inconforts.

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